Chères académiciennes et chers académiciens, votre président a l’honneur et le plaisir de vous adresser ses voeux, ceux de santé, par convenance et nécessité mais aussi des voeux de solidarité et d’humanité, les Cévennes forment un territoire et les cévenols de naissance ou d’adoption (comme moi) sont une communauté de vie et de destins. Entre nous, il règne une devise suprême celle de la Nation, Liberté, Egalité, que serait celle-ci sans la Fraternité ?
Notre fraternité nous invite et oblige à maintenir vivants nos liens autour de cet idéal commun de Liberté et d’égalité dans la parole et l’entreprise, une fraternité qui rime avec solidarité, nous sommes solidaires car nous reconnaissons notre communauté comme des Cévenols qui doivent ou devraient se reconnaitre comme tels, comme tout Frère humain à l’égard de son prochain, la solidarité nous relie mais l’humanité devrait nous guider
Pourquoi associer la solidarité à l’humanité me demandaient de « futurs académiciens », des lycéens ? La solidarité semble naturelle pour ses siens, ses proches, ses semblables, ce et ceux qui sont nous mêmes mais s’il y a l’Ego il y a l’Alter, l’homme a cette faculté d’attention et d’intérêt pour le différent, le dissemblable ou l’inacceptable, la capacité seulement, son identité est plutôt l’inhumanité, seul l’homme peut être inhumain
Si la solidarité est une règle de notre Maison, L’humanité est un devoir, l’Académie est une règle de solidarité et un idéal d’humanité avec pour dernière pensée, le sort de ces enfants réunionnais « déplacés » évoqué dans « La mangue et le papillon » Cabri d’Or 2025, la Réunion si lointaine des Cévennes ? les reconnaîtrions nous comme les nôtres ces enfants qui ont grandi et les inviterions nous à l’Académie ? Oui des voeux de solidarité et d’humanité pour vous tous et nous tous. Laurent Pichon
